Dans de nombreux logements, le lambris raconte une histoire : celle des maisons de vacances des années 80, des salons trop sombres ou des chambres mansardées qui ont mal vieilli. Pourtant, ce matériau peut devenir un vrai atout dès lors qu’il est correctement préparé et repeint. Peindre un lambris, qu’il soit en bois, verni, déjà peint ou en PVC, permet de transformer l’ambiance d’une pièce sans toucher à la structure du bâti. Cette opération reste accessible à un particulier soigneux, à condition de respecter une méthode précise, inspirée des pratiques d’artisans et de chantiers réels. L’objectif n’est pas de « maquiller » le lambris, mais de le rendre cohérent avec le projet d’habitat : luminosité, durabilité des finitions, entretien limité et impact sanitaire maîtrisé.
Dans les projets de rénovation énergétique et de modernisation intérieure, repeindre le lambris offre aussi une alternative sobre à la dépose complète, souvent coûteuse, génératrice de déchets et parfois risquée pour les murs anciens. Moderniser un salon en lambris verni, protéger un plafond bois dans une cuisine, uniformiser un couloir ou faire disparaître les rainures pour retrouver l’effet d’un mur lisse : autant de situations concrètes qui appellent des réponses techniques simples, mais rigoureuses. Entre le choix du type de peinture, la préparation du support, les outils de mise en œuvre et les options décoratives, la réussite repose moins sur la « bonne marque » que sur une suite d’étapes logiques, cohérentes avec l’usage de la pièce et le type de lambris en place.
En bref
- Préparation du support : nettoyage, dégraissage et ponçage léger représentent l’essentiel du résultat final sur un lambris bois ou PVC.
- Diagnostic précis : distinguer bois brut, bois verni, lambris déjà peint ou PVC pour adapter sous-couche et produits de finition.
- Choix des peintures : acrylique, glycéro ou peintures de rénovation spécifiques lambris/PVC, sélectionnées selon l’usage de la pièce et le niveau d’humidité.
- Techniques d’application : traiter d’abord les rainures au pinceau, puis les grandes surfaces au rouleau ou au pistolet, toujours dans le sens du bois.
- Alternatives décoratives : vernis, lasures ou enduit dans les joints pour un effet mur lisse sans déposer le lambris existant.
- Gestion du temps : respecter les temps de séchage et une bonne aération pour garantir la tenue de la peinture dans la durée.
Peinture sur lambris : bien préparer le support pour un fini impeccable
La plupart des lambris mal peints ont un point commun : la préparation a été bâclée. Dans la pratique, la qualité finale dépend bien davantage de l’état du support que de la performance annoncée sur le pot de peinture. Dans une maison de bord de mer, par exemple, Sophie a hérité d’un salon entièrement lambrissé, verni dans les années 90. Son objectif : un espace clair, facile à entretenir, sans odeurs persistantes de produits solvants. Le résultat dépend d’abord de la façon dont le vieux vernis est traité avant toute mise en peinture.
La première étape consiste à observer finement le matériau. Un bois brut présente une surface mate, légèrement rugueuse, qui absorbe vite l’eau. Un bois verni est lisse, brillant ou satiné, souvent jauni avec le temps. Un lambris déjà peint montre parfois des écailles ou des cloques localisées. Un lambris PVC se repère par sa surface très régulière, légèrement froide au toucher, souvent utilisée en pièces humides. Ce diagnostic conditionne la préparation : inutile d’attaquer à la ponceuse une surface déjà mate et saine, alors qu’un vernis brillant réclame une abrasion plus ferme pour que la peinture accroche correctement.
Vient ensuite le nettoyage. Avant de penser au ponçage, il faut éliminer les graisses de cuisine, la poussière, les traces de fumée et les résidus de produits ménagers. Un lessivage à l’éponge légèrement abrasive avec un dégraissant adapté, suivi d’un rinçage soigneux et d’un séchage complet, met le lambris « à nu ». Dans une cuisine lambrissée, cette étape révèle souvent la vraie teinte du bois, bien plus claire que ce que l’on imaginait, mais aussi les zones fragilisées par l’humidité.
Le ponçage prend alors le relais. L’objectif n’est pas de creuser les lames, mais de créer une accroche mécanique régulière. Un grain de 120 à 180 convient dans la plupart des cas. Sur un bois brut, un simple égrenage suffit à casser les fibres saillantes. Sur un vernis, le but est de matifier le film brillant sur toute la surface, sans chercher à revenir au bois nu. Il reste ensuite à dépoussiérer soigneusement, à l’aspirateur puis au chiffon légèrement humide, pour éviter que les particules ne se retrouvent piégées dans la peinture.
Dans un chantier réel, la protection des abords fait gagner du temps et de l’énergie. Sols, plinthes, huisseries, prises électriques et radiateurs sont protégés au ruban de masquage et à la bâche. Cette précaution limite les retouches ultérieures et évite de devoir frotter longuement un parquet ou un carrelage taché. Dans une rénovation raisonnée, le temps passé à protéger fait partie de la gestion globale du chantier, au même titre que la planification des couches et des temps de séchage.
Pour clarifier ces différentes situations, le tableau suivant donne un aperçu des préparations adaptées selon le type de lambris :
| Type de lambris | Préparation recommandée | Effet recherché |
|---|---|---|
| Bois brut | Égrenage léger + dépoussiérage complet | Surface légèrement rugueuse, prête à accrocher la peinture |
| Bois verni | Ponçage plus appuyé pour casser le brillant + nettoyage | Aspect mat, vernis « rayé », sans zones lisses résiduelles |
| Bois déjà peint sain | Lessivage + ponçage léger de matification | Ancienne peinture dépolie, homogène, sans éclats |
| Bois déjà peint abîmé | Décapage local ou global, puis ponçage | Support uniforme, cloques et écailles supprimées |
| PVC | Lessivage dégraissant + ponçage très doux | Surface mate, prête pour un primaire adapté PVC |
Une fois cette base saine obtenue, le lambris devient un véritable support technique, capable de recevoir une peinture qui tiendra dans le temps sans cloquer ni s’écailler au moindre choc. La suite logique consiste à choisir le bon type de produit, en cohérence avec l’usage de la pièce.

Comment peindre du lambris : choisir la bonne peinture et la bonne finition
Une fois le support bien préparé, la question se pose : quelle peinture pour quel lambris, et dans quelle pièce ? Marc, qui rénove une maison familiale, souhaite un salon lambrissé blanc mat et une salle d’eau où le lambris doit résister aux projections et à la vapeur. Les contraintes ne sont pas les mêmes, et le choix du produit doit refléter cette réalité d’usage plutôt que des promesses généralistes.
Pour un lambris bois en intérieur, trois grands types de produits structurent le marché actuel. Les peintures acryliques, à l’eau, sont les plus utilisées dans les pièces de vie pour leur séchage rapide, leur faible odeur et leur facilité de nettoyage des outils. Les peintures glycéro, à base de solvants, restent pertinentes pour les zones très sollicitées : elles forment un film dur, résistant aux chocs et aux lessivages répétés. Les peintures de rénovation spécifiques lambris ou multi-supports intègrent souvent un primaire d’accrochage, ce qui simplifie les étapes, notamment sur bois verni ou PVC.
La pièce et son usage guident la décision. Dans un salon ou une chambre, une acrylique de qualité, conçue pour le bois, en finition mate ou velours, apporte une ambiance douce et limite les reflets. Dans une cuisine ou une salle de bain, une acrylique renforcée ou une glycéro satinée supportent mieux l’humidité et le nettoyage fréquent. Dans un couloir étroit, où les murs sont régulièrement frôlés, une finition satinée lessivable permet de garder des parois propres sans repeindre tous les ans.
La démarche la plus cohérente consiste à croiser trois critères : résistance mécanique (chocs, rayures), résistance à l’humidité et impact sanitaire (émissions de COV, qualité de l’air intérieur). De nombreux fabricants proposent désormais des gammes labellisées, avec une teneur réduite en composés organiques volatils. Pour un habitat durable, ce paramètre prend autant d’importance que la teinte elle-même, surtout dans les chambres et les pièces peu ventilées.
Le tableau ci-dessous permet de comparer rapidement les grands types de peintures utilisables sur lambris :
| Type de peinture | Atouts principaux | Limites | Pièces conseillées |
|---|---|---|---|
| Acrylique spécial bois/lambris | Séchage rapide, faible odeur, nettoyage à l’eau, large choix de finitions | Moins dure qu’une glycéro en cas de chocs répétés | Salons, chambres, plafonds lambrissés |
| Glycéro lambris | Film très résistant, lessivable, bonne tenue en milieu humide | Odeurs plus fortes, nettoyage aux solvants, temps de séchage plus long | Cuisines, couloirs, pièces d’eau ventilées |
| Peinture de rénovation lambris/PVC | Accroche renforcée, adaptée aux supports fermés, parfois sans sous-couche dédiée | Coût plus élevé, nécessité de suivre strictement le protocole | Lambris vernis, anciens plafonds, lambris PVC |
| Peinture bois spécifique haute performance | Bonne durabilité, rendus variés (mat profond, velours, laqué) | Exige souvent une préparation et une dilution très précises | Lambris décoratifs, menuiseries associées |
Au-delà du produit, la finition joue un rôle déterminant dans le rendu final. Un mat profond atténue les défauts du lambris et convient bien aux plafonds, où les irrégularités se voient facilement à contre-jour. Un satin renvoie davantage la lumière et offre un aspect contemporain, tout en restant plus tolérant aux chocs et aux lessivages. Un brillant, très exigeant sur la planéité, se réserve à des effets décoratifs ciblés plutôt qu’à de grandes surfaces de lambris existant.
Enfin, le choix de la couleur structure la perception de l’espace. Les blancs cassés et les tons lin ou grège éclaircissent un séjour anciennement sombre sans tomber dans le blanc clinique. Des teintes minérales douces (argile, sable, bleu grisé) modernisent un lambris tout en conservant une ambiance chaleureuse. Dans une petite pièce, il est parfois pertinent de peindre le plafond lambrissé dans une nuance légèrement plus claire que les murs, pour alléger visuellement le volume. Une fois la couleur et le produit arrêtés, reste à maîtriser les bons gestes d’application.
Techniques pour peindre du lambris : outils, gestes et ordre des opérations
Sur le terrain, la différence entre un lambris peint « à la va-vite » et un lambris au rendu professionnel se voit à la lumière rasante : traces de rouleau, surépaisseurs dans les rainures, petites coulures aux jonctions. Pour éviter ces défauts, la méthode compte autant que le produit. Dans une rénovation de rez-de-chaussée en bord de littoral, par exemple, un grand séjour lambrissé au plafond a été repris en blanc cassé. Le temps gagné grâce à un bon ordre d’application a compensé largement les contraintes de travail au-dessus de la tête.
Trois outils principaux se complètent efficacement. La brosse à réchampir sert aux rainures, aux angles et aux zones difficiles d’accès. Le rouleau à poils moyens couvre rapidement les grandes surfaces de lames, en permettant de croiser les passes pour uniformiser la couche. Le pistolet à peinture devient pertinent sur de grands plafonds ou des pièces très lambrissées, à condition de bien protéger les abords et de maîtriser les réglages de débit.
L’ordre des opérations suit toujours la même logique. D’abord, le traitement des zones complexes : joints, moulures, angles, rainures profondes. Ensuite, les faces des lames, en travaillant par surfaces raisonnables pour éviter de revenir sur une zone en cours de séchage. Sur un mur, on progresse du haut vers le bas, ce qui limite les coulures et permet de contrôler l’épaisseur du film de peinture. Sur un plafond, on suit le sens des lames ou, à défaut, le sens de la lumière principale pour réduire visuellement les reprises.
La séquence type peut se décrire ainsi :
- Application de la sous-couche : pinceau dans les rainures et les angles, puis rouleau sur les lames, en croisant les passes et en terminant dans le sens du bois.
- Première couche de finition : même principe, en respectant scrupuleusement la dilution préconisée par le fabricant.
- Égrenage intermédiaire : une fois la première couche sèche, ponçage très léger avec un grain fin pour éliminer les micro-aspérités.
- Seconde couche de finition : application régulière, en retirant les rubans de masquage avant séchage complet pour obtenir des arêtes nettes.
Cette progression évite les surépaisseurs et assure une tension homogène du film. Dans la pratique, il est préférable de travailler en lumière naturelle ou avec un éclairage rasant temporaire, pour repérer immédiatement les manques ou les coulures. Sur un projet de modernisation d’un couloir lambrissé, cette simple précaution a permis de corriger une zone trop chargée avant séchage, évitant une reprise lourde.
Certains défauts se corrigent plus facilement si l’on sait les anticiper. Les traces de rouleau se réduisent en ne surchargeant pas l’outil, en croisant systématiquement les passes et en terminant toujours dans le même sens. Les coulures dans les rainures surviennent lorsque la peinture est trop diluée ou trop généreuse au pinceau : mieux vaut charger modérément et étirer sans appuyer. Les différences de brillance apparaissent souvent lorsque des zones sont repassées en cours de séchage. L’organisation du chantier doit donc éviter les interruptions au milieu d’un pan de mur ou d’un tronçon de plafond.
Sur les grands plafonds lambrissés, le pistolet peut devenir une solution rationnelle. Dans une maison de vacances transformée en résidence principale, la mise en blanc d’un vaste plafond a été réalisée ainsi : primaire appliqué au pistolet, léger égrenage, puis deux couches de finition pulvérisées. Le résultat, très homogène, a demandé une protection soignée des murs, du sol et des ouvertures, mais a réduit nettement le temps passé sur l’échelle. Là encore, le succès tient davantage à la rigueur de préparation qu’à l’outil lui-même.
Une fois ces gestes maîtrisés, se pose une question fréquente dans les maisons anciennes : comment traiter un lambris verni ou en PVC sans s’épuiser au ponçage, tout en garantissant la tenue dans le temps ?
Peindre du lambris verni ou PVC : limiter le ponçage sans sacrifier la durabilité
Dans de nombreuses maisons construites entre les années 70 et 90, les lambris vernis couvrent des pans entiers de murs et de plafonds. L’idée de tout poncer jusqu’au bois nu décourage souvent les propriétaires, qui repoussent les travaux pendant des années. Pourtant, il est possible de réduire l’effort sans renoncer à une vraie durabilité, en combinant préparation intelligente et primaires d’accrochage performants.
La clé est de distinguer ce qui peut être allégé de ce qui ne doit pas être supprimé. Un ponçage léger mais généralisé sur un vernis sain reste indispensable. L’objectif est de matifier la surface, de supprimer le brillant continu qui ferait glisser la peinture à la moindre sollicitation. Il n’est pas nécessaire de supprimer tout le vernis : quelques passages réguliers au grain fin suffisent à créer une accroche mécanique. Un bon dépoussiérage, à l’aspirateur puis au chiffon microfibre, termine cette étape.
Sur ce support ainsi préparé, un primaire d’accrochage spécial supports fermés prend le relais. Ces produits ont été conçus précisément pour adhérer sur des surfaces lisses comme le vernis, le mélaminé ou le PVC. Ils créent une interface compatible avec la plupart des peintures de finition classiques. L’application suit la même logique que pour une sous-couche : pinceau dans les rainures, rouleau sur les lames, temps de séchage respecté à la lettre. Dans une cuisine lambrissée en PVC, cette étape a permis de transformer des parois jaunies en support stable pour une peinture satinée lavable.
Sur le lambris PVC, très courant en salle de bain et parfois en cuisine, le schéma reste similaire, avec un accent supplémentaire mis sur le dégraissage. Les produits cosmétiques, les résidus de savon et l’humidité prolongée créent un film invisible qui peut compromettre l’adhérence. Un nettoyage méticuleux, suivi d’un ponçage doux pour casser la brillance, prépare le terrain au primaire spécifique PVC. Ce dernier constitue souvent la condition de garantie des fabricants, qui exigent le respect d’un système complet (primaire + finition compatible).
Dans la pratique, les promesses de peintures « sans ponçage » doivent être lues avec discernement. Elles peuvent réduire l’ampleur de l’abrasion, mais ne dispensent pas d’un minimum de préparation. Sur un lambris verni graisseux, par exemple, peindre directement avec un produit censé tout accepter mène quasi inévitablement à des décollements localisés, en particulier dans les zones plus sollicitées (autour des poignées, près des interrupteurs).
Un repère utile consiste à se poser trois questions avant de commencer :
- Le lambris est-il structurellement sain (pas de lames gondolées, pas de zones molles) ?
- La surface est-elle homogène après nettoyage et ponçage léger, sans zones brillantes résiduelles ?
- Le système produit (primaire + peinture) est-il cohérent avec le type de support identifié ?
Lorsque ces trois réponses sont positives, la probabilité d’une finition durable augmente nettement. Sur un projet de rénovation d’une entrée lambrissée très sombre, ce protocole a permis de passer d’un vernis miel jaunissant à un gris chaud lumineux, sans dépose et sans défauts apparents après plusieurs saisons de chauffage et de variations d’humidité.
Reste un cas particulier : certains occupants souhaitent conserver l’esprit du bois, voire atténuer les rainures sans les effacer totalement. D’autres, au contraire, veulent transformer le lambris en mur lisse, comme si le bois n’avait jamais existé. Ces choix décoratifs ouvrent la voie à d’autres familles de produits que la peinture opaque classique.
Peinture lambris et alternatives : vernis, lasure ou effet mur lisse
Peindre un lambris ne signifie pas forcément recouvrir totalement le bois. Dans des maisons en pierre ou des intérieurs de style chalet, le lambris de qualité fait partie de l’identité du lieu. Le moderniser passe alors plutôt par la protection et la mise en valeur du veinage, que par son effacement. À l’inverse, dans un petit appartement sombre, il peut être pertinent de faire disparaître complètement l’effet « lames » pour retrouver des murs lisses sans engager de gros travaux.
Deux types de produits répondent bien au premier objectif. Le vernis, d’abord, forme un film de protection en surface. Incolore ou légèrement teinté, il protège le bois des chocs, des taches et, selon les gammes, des UV. Dans une cage d’escalier à fort passage, un vernis satiné incolore sur un lambris déjà clair permet de conserver le dessin du bois tout en facilitant le nettoyage. La lasure, ensuite, pénètre davantage dans le bois et laisse un film plus fin. Transparente ou colorée, elle souligne les veines et peut modifier subtilement la teinte. Dans une pièce de vie où l’on souhaite une ambiance chaleureuse, une lasure légèrement teintée chêne clair ou gris perle adoucit un lambris trop jaune sans le masquer.
Pour ceux qui souhaitent aller vers un style plus contemporain tout en gardant un peu de relief, les lasures colorées constituent un bon compromis. Un lambris ancien peut ainsi être réinterprété en bleu ardoise, vert sauge ou taupe, avec un veinage encore perceptible. Cette approche fonctionne bien dans les entrées, les têtes de lit ou les petits bureaux, où le bois devient un élément graphique plutôt qu’un simple habillage.
À l’opposé, certains projets visent un effet mur lisse sans déposer le lambris. Cette option est souvent choisie lorsque les lames sont bien fixées, mais que l’esthétique ne convient plus du tout. La méthode consiste à remplir les rainures avec un enduit adapté, en respectant plusieurs passes fines plutôt qu’une seule couche épaisse. Une fois sec, l’enduit est poncé jusqu’à obtenir une continuité entre les lames. Un primaire est ensuite appliqué sur l’ensemble, avant deux couches de peinture murale classique.
Cette technique a été utilisée, par exemple, dans la rénovation d’une chambre mansardée où le lambris montait jusqu’au plafond. Le choix de combler les joints a transformé la perception de la pièce : les parois sont devenues visuellement plus hautes, la lumière se réfléchissant de manière homogène. Le coût en temps et en matériaux restait inférieur à une dépose complète suivie d’un doublage en plaques de plâtre.
Le tableau suivant résume les principaux effets possibles selon le type de finition retenu :
| Finition | Rendu visuel | Usage conseillé |
|---|---|---|
| Vernis incolore | Bois naturel, légèrement satiné, veines intactes | Escaliers, couloirs, lambris déjà esthétiques |
| Vernis teinté | Bois réchauffé, nuances plus profondes sans perte du dessin | Salons, pièces à vivre à la recherche d’une ambiance chaleureuse |
| Lasure transparente | Veinage très visible, correction légère de la teinte | Intérieurs rustiques, maisons de campagne |
| Lasure colorée | Couleur marquée avec relief du bois encore perceptible | Murs d’accent, têtes de lit, petites pièces à caractère |
| Enduit + peinture opaque | Mur lisse, aucune rainure visible, aspect placo | Intérieurs contemporains, modernisation radicale |
Dans tous les cas, la cohérence avec le reste de l’habitat reste le fil conducteur. Une maison durable et confortable se conçoit comme un tout : couleur des murs, choix des matériaux, niveau d’entretien accepté au quotidien. Qu’il soit simplement blanchi, lasuré ou entièrement lissé, un lambris bien traité peut s’inscrire dans cette logique, en améliorant la luminosité, la facilité de nettoyage et la perception globale des volumes.
Faut-il toujours poncer un lambris avant de le peindre ?
Un minimum de ponçage est fortement recommandé. Sur un bois brut ou déjà peint en bon état, un égrenage léger suffit souvent pour créer une accroche. Sur un lambris verni ou en PVC, il est indispensable de matifier la surface sur toute la zone à peindre, sans forcément revenir au bois nu. L’objectif est de casser le brillant et d’offrir à la sous-couche ou au primaire une base mécanique fiable, gage d’une bonne tenue dans le temps.
Quelle peinture privilégier pour un lambris dans une salle de bain ?
Dans une salle de bain, l’humidité et les projections imposent une peinture résistante. Une acrylique renforcée ou une glycéro en finition satinée ou brillante convient bien, à condition d’utiliser une sous-couche ou un primaire adapté au support (bois ou PVC). Une ventilation efficace de la pièce reste indispensable pour éviter les décollements ou les moisissures dans les joints du lambris.
Comment éviter les traces de rouleau sur un lambris peint ?
Pour limiter les traces, il est conseillé de charger modérément le rouleau, de croiser les passes puis de terminer chaque bande dans le sens du bois. Travailler par zones de taille raisonnable, sans revenir sur une peinture en train de sécher, réduit les différences de brillance. Un léger ponçage intermédiaire entre deux couches, avec un grain très fin, permet également d’obtenir un rendu plus uniforme.
Peut-on repeindre un lambris foncé en blanc sans risque de remontée de couleur ?
Oui, à condition de respecter un protocole adapté. Sur un lambris très foncé ou verni, l’application d’un primaire opacifiant ou d’une sous-couche spéciale bois est recommandée pour bloquer la teinte d’origine. Deux couches de finition blanche sont généralement nécessaires pour uniformiser le rendu, parfois trois si le contraste est très important. Le respect des temps de séchage entre les couches limite les risques de jaunissement ou de traces.
Combien de temps faut-il attendre entre deux couches de peinture sur lambris ?
Le délai dépend du produit utilisé et des conditions ambiantes, mais se situe le plus souvent entre 4 et 12 heures. Il est essentiel de suivre les indications du fabricant, car appliquer une nouvelle couche sur une peinture encore fraîche favorise les marques, les fripures ou les manques d’adhérence. Une bonne aération et une température stable contribuent à un séchage régulier et durable.


