Fenêtre dans la douche en 2026 : atouts indispensables et précautions à connaître

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Installer une fenêtre dans la douche n’est plus réservé aux magazines déco. Entre lumière naturelle, meilleure gestion de l’humidité et confort quotidien, cette option séduit autant en construction neuve qu’en rénovation. Mais derrière l’effet “wahou”, la réalité du chantier impose des choix structurés : matériaux adaptés à l’eau, vitrage sécurisé, positionnement précis, coordination avec la ventilation et l’isolation existantes. Un projet bien pensé valorise durablement le logement ; un projet improvisé peut, au contraire, créer infiltrations, ponts thermiques et inconfort. L’enjeu est donc de comprendre ce que change réellement une fenêtre au cœur de la zone de douche, avant de percer le moindre mur.

Dans les maisons de ville étroites, les petits appartements et les pavillons en rénovation, cette ouverture devient souvent le seul lien direct entre la salle d’eau et l’extérieur. Elle influence la façon dont on commence la journée, la facilité de séchage des serviettes, l’odeur de la pièce et même l’image globale du logement lors d’une revente. Encore faut-il arbitrer entre plusieurs options techniques et budgétaires : PVC ou aluminium, vitrage dépoli ou clair, oscillo-battant ou coulissant, création complète ou intégration dans une maçonnerie existante. Plutôt que de suivre une tendance, l’objectif est de replacer la fenêtre de douche dans une vision cohérente de l’habitat, sobre, confortable et durable.

En bref

  • Lumière naturelle et bien-ĂŞtre : une fenĂŞtre dans la douche transforme une salle de bain fermĂ©e en pièce agrĂ©able, visuellement plus grande et moins “clinique”.
  • Gestion de l’humiditĂ© : l’ouverture complète la VMC, accĂ©lère le sĂ©chage des surfaces et limite les moisissures sur joints et plafonds.
  • Positionnement stratĂ©gique : hauteur, orientation et vis-Ă -vis doivent ĂŞtre Ă©tudiĂ©s dès le plan pour Ă©viter Ă©claboussures et manque d’intimitĂ©.
  • MatĂ©riaux et vitrage adaptĂ©s : cadre rĂ©sistant Ă  l’eau, double vitrage sĂ©curisĂ© et traitement de l’intimitĂ© sont indispensables dans la zone de douche.
  • ÉtanchĂ©itĂ© et ventilation : la pose doit ĂŞtre irrĂ©prochable et articulĂ©e avec une VMC performante, faute de quoi les infiltrations peuvent dĂ©grader le bâti.
  • Entretien rĂ©gulier : nettoyage doux, contrĂ´le des joints et surveillance des ferrures prolongent la durĂ©e de vie de l’installation.

Sommaire

Fenêtre dans la douche : lumière, confort et bien-être au quotidien

Dans beaucoup de logements, la salle de bain reste l’une des pièces les plus sombres. Une fenêtre directement dans la douche change brutalement ce rapport à l’espace. La lumière du jour atténue l’agressivité des spots et fait disparaître cette ambiance de “cabine” souvent ressentie dans les petites salles d’eau. Les couleurs de la peau, des carreaux et du linge redeveniennent fidèles, ce qui compte autant pour le confort que pour des gestes précis comme le maquillage ou le rasage.

Sur le terrain, les retours des occupants convergent : une simple ouverture, même de petit format, suffit à alléger la sensation de confinement. Dans un appartement ancien où la douche mesurait à peine 80 x 80 cm, une fenêtre horizontale placée en hauteur a totalement changé la perception de la pièce. Le mur n’était plus un plan carrelé uniforme, mais un cadre vers le ciel, apportant un sentiment d’ouverture sans pousser les murs pour autant.

Au-delà de l’aspect visuel, la lumière naturelle agit sur le rythme interne. Une salle de bain lumineuse facilite le réveil sans recours systématique à un éclairage agressif. À l’inverse, en soirée, un léger halo venu de l’extérieur permet de réduire la puissance de l’éclairage artificiel, ce qui apaise le corps avant le coucher. Ce lien simple entre architecture et chronobiologie reste souvent sous-estimé quand on conçoit l’habitat.

Une gestion de l’humidité plus saine grâce à l’ouverture

La douche concentre eau chaude, vapeur et projections. Si l’humidité stagne, elle se condense sur les murs froids, les joints et les menuiseries. Avec le temps, apparaissent taches noires, odeurs de renfermé et décollement de peinture au plafond. Une fenêtre bien dimensionnée permet d’abaisser rapidement le taux d’humidité après usage, en complément indispensable d’une VMC.

Concrètement, ouvrir quelques minutes après chaque douche aide à chasser l’air saturé d’eau et à assécher plus vite carrelage, parois et serviettes. Cela réduit mécaniquement le risque de moisissures au niveau des angles et des joints, zones les plus fragiles. Ce principe est cohérent avec une démarche plus globale de maison performante : un logement sain est d’abord un logement bien ventilé, avant même d’être sur-isolé, comme le rappelle le décryptage proposé sur les erreurs fréquentes en isolation écologique.

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Cette réduction de l’humidité joue aussi, de façon indirecte, sur la sensation de confort thermique. Une pièce moins humide paraît moins froide à température égale, ce qui limite la tentation de surchauffer la salle de bain. À l’échelle d’un foyer, ce type d’ajustement contribue à une consommation énergétique plus sobre, sans changer de système de chauffage.

Impact sur le confort global de l’habitat

Une salle d’eau claire et aérée améliore la perception générale du logement. Lors d’une visite, les acheteurs potentiels retiennent souvent la qualité de la cuisine et de la salle de bain comme indicateurs de soin porté au reste de la maison. Une douche éclairée naturellement, sans odeur d’humidité ni joints noircis, renvoie l’image d’un habitat entretenu, où les choix techniques ont été pensés dans la durée.

Pour un couple qui rénove une petite maison de ville, intégrer une fenêtre dans la douche peut devenir le symbole d’un projet plus large : tirer profit de chaque mètre carré, prioriser le confort réel sur les effets de mode, articuler lumière, ventilation et économie d’énergie. Ce type de décision rejoint d’ailleurs les réflexions plus globales sur la manière d’habiter la transition énergétique au quotidien : préférer des solutions simples, efficaces et durables, plutôt que des gadgets coûteux.

Au final, la fenêtre dans la douche n’est pas une coquetterie. Lorsqu’elle est cohérente avec l’architecture de la maison, elle contribue à un habitat plus agréable à vivre, plus sain et mieux valorisé.

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Positionner une fenêtre dans la douche : hauteur, orientation et intimité

Une fenêtre mal placée peut vite devenir une source de désagréments : éclaboussures continues sur l’ouvrant, courants d’air directs, vis-à-vis gênant avec la rue ou la maison d’en face. L’enjeu est de traiter la fenêtre comme un élément structurant du plan de salle de bain, et non comme un ajout tardif. La position des arrivées d’eau, la forme de la douche, la hauteur du pommeau et la vue potentielle à l’extérieur doivent être étudiées ensemble.

Dans un projet réel, un couple souhaitait percer le seul mur donnant sur l’extérieur, justement derrière la future douche. La façade était en vis-à-vis direct avec le trottoir. Le travail a consisté à trouver une hauteur d’ouverture suffisante pour préserver la discrétion, tout en évitant que le jet fixe ne vise directement le cadre de la fenêtre. Ce type de réflexion en amont évite ensuite de devoir ajouter de grandes parois de protection qui alourdissent l’espace.

Choisir la bonne hauteur pour limiter l’eau et protéger l’intimité

Placer la fenêtre à une hauteur d’au moins 1,50 m au-dessus du sol de la douche offre, dans la plupart des cas, un compromis efficace entre lumière, intimité et protection contre les projections. Au-dessus de cette cote, la distance avec la zone la plus arrosée réduit nettement l’impact de l’eau sur le cadre et les joints. L’ouverture éclaire les épaules et le haut du corps, ce qui suffit largement à transformer l’ambiance.

Entre 1,20 m et 1,50 m, la pose reste envisageable, mais demande souvent de compléter par une paroi vitrée partielle ou un simple retour de verre pour protéger le bas du mur. En dessous de 1,20 m, la fenêtre se situe en plein dans le champ des jets d’eau et devient beaucoup plus exposée, sauf si un rebord profond, un banc maçonné ou une cloison la sépare physiquement de la zone d’utilisation.

Dans les douches à l’italienne ouvertes, un bandeau vitré en hauteur fonctionne très bien. Il diffuse une lumière presque zénithale, agréable et homogène, tout en laissant l’espace carrelé libre dans la partie basse.

Orientation, vue et gestion du vis-Ă -vis

L’orientation de la fenêtre influence la qualité de lumière ressentie dans la douche. Une ouverture vers l’est capte une lumière matinale douce, idéale pour les rituels de début de journée. Une orientation nord offre une luminosité plus constante, sans risque d’éblouissement ni de surchauffe, ce qui convient bien aux climats déjà ensoleillés. Le sud, lui, apporte une luminosité plus intense, appréciable en hiver mais parfois excessive l’été si le vitrage n’est pas adapté.

La question du vis-à-vis ne doit jamais être minimisée. Une fenêtre de douche donnant sur un trottoir, une cour partagée ou une maison voisine impose de travailler l’intimité. Vitrage dépoli, granité ou texturé laissent passer la lumière tout en brouillant la silhouette. Il est possible de renforcer ce dispositif avec un film occultant sur la partie basse, de manière à conserver une bande plus claire en partie supérieure, orientée vers le ciel.

Dans les maisons avec patio, petite cour verte ou toit-terrasse, ouvrir la fenêtre de douche sur un espace végétalisé change totalement la perception. On quitte la logique de pièce technique pour entrer dans une expérience presque “spa à la maison”. Ce type de relation entre salle d’eau et extérieur est particulièrement intéressant dans les régions littorales, où la lumière et le paysage deviennent de vrais matériaux de projet.

Recommandations de pose synthétiques

Pour visualiser rapidement les paramètres clés de positionnement, le tableau suivant résume les grandes lignes à garder en tête lors de la conception :

Paramètre de pose Recommandation pour une fenêtre dans la douche
Hauteur de la fenêtre Idéalement ≥ 1,50 m du sol de la douche pour limiter les éclaboussures et maintenir l’intimité
Orientation Est ou nord pour une lumière douce et stable ; sud possible avec vitrage adapté et bon contrôle thermique
Type de vue Vue sur jardin, patio ou ciel privilégiée ; vis-à-vis géré par vitrage dépoli ou film occultant
Protection complémentaire Paroi de douche partielle ou retour vitré si la fenêtre est située dans la zone de projection directe

Un positionnement réfléchi évite les regrets et prépare le terrain pour choisir sereinement les matériaux, le vitrage et le système d’ouverture, qui conditionnent la durabilité de l’ensemble.

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Matériaux, vitrage et types d’ouverture pour une fenêtre de douche durable

Dans une douche, une fenêtre subit des contraintes que l’on ne retrouve pas dans une chambre ou un séjour : humidité quasi permanente, projections directes, nettoyages fréquents, variations de température. Le choix du matériau de cadre, du vitrage et du mode d’ouverture influe directement sur la durée de vie de l’installation et sur la fréquence des interventions d’entretien. L’objectif n’est pas de viser systématiquement le haut de gamme, mais d’adapter les choix à l’usage réel et au contexte climatique.

Les gammes de menuiseries se sont nettement améliorées ces dernières années, avec des profils plus isolés, des vitrages spécialisés pour pièces humides et des ferrures mieux protégées. Reste à arbitrer de façon lucide devant l’offre, sans se laisser guider uniquement par l’esthétique ou par le discours commercial.

Quel matériau de cadre choisir dans une douche ?

Trois grandes familles de matériaux dominent pour les fenêtres de petite et moyenne taille : PVC, aluminium et bois. Chacun présente des atouts et des limites en milieu très humide.

  • PVC : insensible Ă  l’eau, facile Ă  nettoyer, bon rapport qualitĂ©/prix. Il supporte bien les produits mĂ©nagers doux et convient parfaitement aux petites ouvertures en zone douche.
  • Aluminium avec rupture de pont thermique : robuste et très stable dimensionnellement, idĂ©al pour les esthĂ©tiques contemporaines et les cadres fins. Il nĂ©cessite cependant un profil isolĂ© pour Ă©viter la condensation sur le cadre.
  • Bois traitĂ© : chaleureux et agrĂ©able visuellement, mais exige un entretien rigoureux (lasure, peinture, vĂ©rification des zones de stagnation d’eau). Dans la douche, il est Ă  rĂ©server aux configurations très protĂ©gĂ©es.

En pratique, le PVC reste souvent le choix le plus rationnel pour une fenêtre directement exposée à l’eau. Ses coûts d’achat et de pose sont contenus, et son entretien se limite à un nettoyage régulier. L’aluminium prend tout son sens dans des projets où la continuité d’esthétique avec d’autres menuiseries prime, ou lorsque des formats plus particuliers sont envisagés.

Vitrage : sécurité, isolation et intimité à concilier

Le vitrage d’une fenêtre de douche doit intégrer trois enjeux : la sécurité en cas de choc, l’isolation thermique et acoustique, et la préservation de l’intimité. Un double vitrage dépoli, associé à un verre trempé ou feuilleté côté intérieur, constitue un standard solide.

Le verre trempé se brise en petits fragments moins coupants en cas d’impact, tandis que le verre feuilleté reste attaché à son film intermédiaire. Ces propriétés réduisent le risque de blessure dans un espace où l’utilisateur est pieds nus et souvent peu habillé. L’option dépolie, granitée ou martelée assure, elle, un floutage efficace tout en laissant passer une lumière généreuse.

Dans certains projets, le choix d’un double vitrage clair complété par un film occultant peut se justifier. Cela permet d’ajuster le niveau de transparence dans le temps, ou de renouveler simplement la décoration sans changer le vitrage. La décision dépend alors du contexte de vis-à-vis et de l’envie de flexibilité.

Types d’ouverture : pratique d’usage et sécurité

Le système d’ouverture influence le confort au quotidien et la sécurité dans la douche. Toutes les solutions ne sont pas adaptées à une zone de passage étroite et mouillée.

Les options les plus pertinentes restent :

  • Oscillo-battant : permet une ouverture en soufflet par le haut pour ventiler sans recevoir d’eau, et une ouverture en battant pour le nettoyage. C’est le choix le plus polyvalent.
  • Coulissant : n’empiète pas sur l’espace intĂ©rieur, pratique dans les douches Ă©troites, mais demande un entretien rigoureux des rails pour Ă©viter l’encrassement par le calcaire.
  • Basculant ou Ă  soufflet : bien adaptĂ© aux fenĂŞtres hautes, assure une aĂ©ration suffisante tout en restant compacte.

À l’inverse, une ouverture à la française vers l’intérieur est rarement pertinente dans la douche. Le vantail gêne l’utilisateur, risque de recevoir des chocs et se retrouve fortement exposé aux projections. Une fenêtre fixe, enfin, reste envisageable lorsque seule la lumière est recherchée, mais impose une VMC irréprochable.

Le bon trio matériau–vitrage–ouverture, choisi en fonction de l’usage réel de la pièce, limite les interventions futures et sécurise le confort pour les années à venir.

Étanchéité, ventilation et coûts : sécuriser son projet de fenêtre dans la douche

Une fenêtre parfaitement choisie mais mal posée peut générer plus de dégâts qu’une paroi aveugle. Dans la douche, l’eau finit toujours par trouver la moindre faiblesse : joint mal réalisé, raccord approximatif entre cadre et carrelage, appui sans pente pour l’écoulement. Les sinistres liés aux infiltrations autour des menuiseries en zone humide rappellent l’importance d’une mise en œuvre rigoureuse.

En parallèle, la fenêtre ne peut pas être considérée comme un substitut de la ventilation mécanique. La réglementation impose une VMC dans les pièces d’eau, même lorsqu’elles disposent d’une ouverture sur l’extérieur. La fenêtre joue un rôle d’appoint puissant, mais ne remplace pas une extraction continue et contrôlée.

Assurer une étanchéité durable autour de la fenêtre

Pour limiter le risque d’infiltration, l’étanchéité doit être pensée en couches successives, du support brut jusqu’aux finitions visibles. Le mur accueillant la fenêtre doit d’abord être rendu étanche avant pose du carrelage, au moyen de panneaux hydrofuges ou de traitements dédiés. Autour de l’ouverture, une membrane continue vient créer une barrière entre la maçonnerie et les projections.

Le raccord entre le cadre de la fenêtre et le carrelage est ensuite assuré par des joints silicone de qualité. Ils doivent être posés en cordons réguliers, sans bulles ni manques, puis contrôlés régulièrement. Une pente légère de l’appui vers la douche permet à l’eau de ruisseler et d’éviter toute stagnation au pied de la menuiserie.

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Les artisans habitués aux salles d’eau maîtrisent ces détails. Pour une petite fenêtre de douche, le coût d’une pose professionnelle, matériaux d’étanchéité compris, se situe généralement entre 500 et 1 500 €, selon la complexité du mur, la création ou non d’une nouvelle ouverture et le niveau de finition souhaité.

Fenêtre et VMC : deux leviers complémentaires, pas concurrents

Ouvrir grand la fenêtre après la douche procure une sensation immédiate de fraîcheur, mais ne suffit pas à gérer l’humidité de fond. La VMC assure un renouvellement régulier de l’air, même quand la pièce n’est pas utilisée. Une version hygroréglable adapte son débit au taux d’humidité, ce qui améliore le confort tout en limitant les consommations électriques superflues.

La combinaison la plus efficace reste donc : VMC fonctionnelle en continu, fenêtre ouverte ponctuellement après les douches ou lors des périodes de grand nettoyage. Ce duo limite l’apparition des moisissures et participe à la bonne tenue des peintures et des joints dans le temps. En cas de doute sur la pertinence de votre système de ventilation actuel, il peut être utile de s’informer sur les limites d’une maison sans VMC et les solutions de mise à niveau possibles.

Budget, coûts cachés et valorisation du logement

Le coût global d’une fenêtre dans la douche ne se résume pas au prix de la menuiserie. Il faut intégrer la création de l’ouverture, la reprise du carrelage, l’étanchéité, les éventuelles adaptations de VMC et les finitions intérieures et extérieures. Pour une fenêtre PVC oscillo-battante de petite taille avec double vitrage dépoli, un budget compris entre 500 et 800 € pose comprise constitue une base réaliste pour un chantier standard.

Pour des modèles en aluminium, des dimensions sur mesure ou des interventions complexes sur une façade existante, le budget peut monter jusqu’à 1 200–1 500 €. À cela peuvent s’ajouter des coûts annexes pour le carrelage, surtout si le modèle est difficile à retrouver ou si la surface à reprendre est importante.

En contrepartie, une salle de bain lumineuse, saine et bien ventilée est un atout réel lors d’une mise en vente ou d’une mise en location. Elle renforce la perception de qualité globale de l’habitat. Sans promettre un retour sur investissement automatique, cette amélioration s’inscrit clairement dans une logique de valorisation durable du logement.

Entretien, erreurs courantes et bonnes pratiques pour une fenĂŞtre dans la douche

Une fois la fenêtre posée, l’entretien régulier devient la clé pour préserver son aspect et ses performances. L’environnement de la douche expose en permanence la vitre, les joints et les ferrures au calcaire, à la vapeur et aux produits de toilette. Négliger ces contraintes aboutit rapidement à des joints noircis, des mécanismes d’ouverture durs et des vitres opaques.

À l’inverse, quelques gestes simples, intégrés aux routines de nettoyage, suffisent à prolonger la durée de vie de la fenêtre sans efforts démesurés. Il s’agit moins de “faire briller” que de maintenir la fonction : étanchéité, clair de vitrage, mobilité des ouvrants.

Nettoyer sans agresser : méthodes simples et efficaces

Le calcaire est le principal ennemi des vitres de douche. Un lavage hebdomadaire avec un mélange d’eau et de vinaigre blanc, appliqué à l’aide d’un chiffon microfibre, permet d’éviter l’incrustation des dépôts. Une raclette passée rapidement après la douche limite également la formation de traces blanches sur le vitrage et le cadre.

Les mêmes principes valent pour le carrelage entourant la fenêtre et pour les joints. Mieux vaut entretenir régulièrement avec des produits doux que devoir recourir à des nettoyants agressifs lorsque les joints sont déjà encrassés. En cas de joints très dégradés, des méthodes détaillées, similaires à celles décrites dans les guides dédiés au nettoyage des joints de carrelage, permettent de repartir sur une base saine avant de reprendre les travaux si nécessaire.

Surveillance des joints et des ferrures

Les joints silicone vieillissent naturellement sous l’effet des mouvements de la structure, des variations de température et de l’exposition à l’eau chaude. Une inspection visuelle rapide, tous les mois, permet de repérer fissures, zones noircies ou décollements. Réagir tôt en refaisant une section de joint coûte peu de temps et évite des infiltrations invisibles dans la maçonnerie.

Les ferrures – charnières, crémones, poignées – bénéficient d’un simple graissage annuel avec un produit adapté, notamment dans les régions littorales où l’air est chargé de sel. Opter dès le départ pour des matériaux inoxydables ou traités anti-corrosion reste une décision payante sur la durée.

Erreurs fréquentes à éviter absolument

Certaines pratiques reviennent régulièrement et fragilisent la fenêtre plus qu’elles ne l’entretiennent :

  • Utiliser des Ă©ponges abrasives ou des produits trop agressifs sur les joints et le cadre, qui finissent par les entamer.
  • Laisser de l’eau stagner sur un appui parfaitement plat, sans pente, favorisant les infiltrations progressives.
  • Obstruer la fenĂŞtre avec des Ă©tagères ou accessoires, ce qui empĂŞche la bonne circulation de l’air.
  • Couper la VMC sous prĂ©texte que la fenĂŞtre suffit Ă  ventiler, ce qui dĂ©grade l’équilibre global de la maison.

Pour garder en mémoire l’essentiel, le tableau ci-dessous met en parallèle bonnes pratiques et erreurs à bannir :

Bonne pratique Erreur à éviter
Nettoyer régulièrement la vitre au vinaigre blanc et microfibre Attendre que le calcaire s’incruste et devoir frotter avec des produits abrasifs
Contrôler visuellement les joints silicone une fois par mois Laisser une microfissure évoluer jusqu’à l’infiltration dans le mur
Graisser légèrement les ferrures une fois par an Laisser l’humidité et le sel ronger les mécanismes jusqu’au blocage
Ouvrir la fenêtre après la douche tout en laissant la VMC en fonctionnement Couper la VMC en pensant que la fenêtre assure seule la ventilation

En intégrant ces réflexes dans l’entretien courant du logement, la fenêtre de douche reste un atout durable, au service du confort et de la santé de l’habitat.

Peut-on installer une fenêtre directement dans une douche sans risque d’infiltration ?

Oui, à condition de respecter une mise en œuvre très rigoureuse : support mural hydrofuge, membrane d’étanchéité autour de l’ouverture, joints silicone de qualité et appui de fenêtre avec pente vers la douche. La pose par un professionnel habitué aux pièces d’eau est fortement recommandée pour sécuriser l’étanchéité dans le temps.

Quel type de vitrage privilégier pour une fenêtre dans la douche en 2026 ?

Le choix le plus cohérent reste un double vitrage dépoli associant, côté intérieur, un verre trempé ou feuilleté. Ce combo assure une bonne isolation, améliore la sécurité en cas de choc et préserve l’intimité en floutant la vue. Un film occultant peut compléter le dispositif si l’on souhaite ajuster le degré de transparence ou apporter une touche décorative.

La présence d’une fenêtre rend-elle la VMC inutile dans la salle de bain ?

Non. La réglementation impose une ventilation mécanique dans les pièces d’eau, même lorsqu’elles disposent d’une fenêtre. La VMC assure un renouvellement continu de l’air vicié, tandis que la fenêtre vient en complément pour évacuer rapidement la vapeur après la douche. Les deux dispositifs sont donc complémentaires et non interchangeables.

Quel budget prévoir pour une petite fenêtre de douche posée par un professionnel ?

Pour une menuiserie PVC de petit format, avec double vitrage dépoli et ouverture oscillo-battante, il faut généralement compter entre 500 et 800 euros pose et étanchéité comprises pour un chantier standard. Les modèles en aluminium, les formats sur mesure ou les interventions complexes sur façade peuvent faire monter le budget jusqu’à 1 200–1 500 euros.

Comment préserver l’intimité si la douche se situe au rez-de-chaussée côté rue ?

Plusieurs solutions se combinent efficacement : poser une fenêtre en hauteur, choisir un vitrage dépoli ou granité, ajouter un film occultant sur la partie basse de la vitre et, si nécessaire, installer un petit store ou rideau adapté à l’humidité. Ce cumul permet de profiter pleinement de la lumière naturelle tout en évitant toute vue directe depuis l’extérieur.

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