Dans l’ombre des grandes structures et des bancs d’essais sophistiqués, les capteurs de déplacement jouent un rôle décisif, comparable à celui des fondations d’une maison : discrets, mais indispensables. Parmi eux, le capteur de déplacement DD1 HBM s’est imposé comme une référence pour mesurer des mouvements très faibles, de l’ordre de quelques microns, sur une plage de ±2,5 mm. Cette précision n’est pas un luxe technologique ; elle conditionne la sécurité d’un ouvrage, la fiabilité d’un matériau isolant ou la répétabilité d’un assemblage industriel. Quand un défaut de quelques dixièmes de millimètre suffit à fragiliser une façade, à fausser un essai de flexion ou à dérégler un vérin, comprendre la métrologie devient une priorité et non un supplément de confort.
Ce guide explore en profondeur la logique et les usages du DD1 : architecture interne, fonctionnement, domaines d’application, méthodes d’installation, puis maintenance et calibration dans la durée. L’objectif n’est pas de céder à la fascination de la haute précision, mais de montrer en quoi ce capteur peut, très concrètement, aider à concevoir des structures plus durables, fiabiliser des essais sur matériaux de construction ou optimiser des lignes de production. À l’image d’un projet d’habitat écologique bien pensé, chaque choix autour du DD1 demande cohérence, hiérarchisation des priorités et sobriété : choisir le bon niveau de précision, au bon endroit, pour les bonnes raisons.
En bref
- Mesure ciblée : le capteur de déplacement DD1 HBM couvre une plage de ±2,5 mm avec une classe de précision 0,1, adaptée aux déformations faibles mais critiques en essais matériaux et surveillance de structures.
- Technologie robuste : basé sur des jauges de contrainte montées en pont complet, il offre une excellente stabilité dans le temps et limite le fluage, un atout pour les mesures continues et comparatives.
- Intégration pragmatique : son format compact, ses accessoires (quick-clamp, extensions) et sa sortie compatible jauges simplifient l’installation dans des environnements contraints, en laboratoire comme sur ouvrage.
- Applications variées : essais de traction, compression ou flexion, monitoring de bâtiments ou de ponts, contrôle de positionnement sur machines-outils, lignes d’assemblage et bancs d’essais automobiles.
- Approche durable : une maintenance préventive, une calibration régulière et une sélection raisonnée des capteurs permettent de sécuriser les mesures sur le long terme, à l’image d’une stratégie de maison durable et sobre en énergie.
Capteur de déplacement DD1 HBM : rôle, architecture et place en métrologie industrielle
Dans l’univers de la métrologie industrielle, le DD1 HBM appartient à la famille des capteurs de déplacement linéaire haute précision. Sa mission est simple en apparence : transformer un très faible mouvement mécanique en signal électrique exploitable. En pratique, cette conversion fonde une grande partie des décisions techniques prises sur un chantier, dans un laboratoire ou sur une ligne de production. Là où un comparateur mécanique atteint ses limites, ce transducteur offre une résolution au micron, avec une répétabilité qui rassure les ingénieurs comme les responsables qualité.
Le DD1 se positionne sur la plage des petits déplacements critiques. Sa course utile de ±2,5 mm suffit à suivre l’ouverture d’une fissure dans un mur porteur, la flèche d’une poutre en bois sous charge ou l’écrasement d’un isolant dans un plancher. Pour ces usages, la précision de classe 0,1 garantit que l’erreur maximale reste très faible par rapport à la plage totale. En clair, la mesure reflète fidèlement la réalité physique, sans devoir multiplier les corrections ou les facteurs de sécurité excessifs.
Sur le plan architectural, le DD1 repose sur un capteur de déplacement convertissant la position de sa pointe de palpeur en déformation d’un élément élastique instrumenté par des jauges de contrainte. Ces jauges, montées en pont de Wheatstone complet, livrent un signal électrique proportionnel au déplacement. Cette sortie est directement compatible avec les amplificateurs prévus pour les jauges de contrainte, déjà très répandus en essais matériaux, génie civil ou contrôle de machines. La compatibilité limite les coûts d’intégration : pas besoin de repenser toute la chaîne de mesure, on ajoute simplement un maillon cohérent.
Autre particularité, le format compact du DD1 : environ quelques centimètres de long pour une masse proche de 20 g. Cette compacité lui permet de se glisser dans un bâti de machine, sur l’âme d’une poutre, ou entre deux éléments de structure sans modifier l’existant. Sur un chantier de réhabilitation de plancher, par exemple, le bureau d’études peut placer un DD1 sous l’appui d’une poutre bois, dans un espace restreint entre solives et isolant, pour suivre l’évolution du tassement après travaux.
Les arrêts de surcharge intégrés jouent le rôle de pare-chocs. Ils protègent la partie sensible du capteur en cas de surdéplacement accidentel, situation fréquente lors de la mise au point d’un banc d’essai ou d’un réglage sur chantier. Un technicien qui dépasse légèrement la course prévue lors d’une manipulation ne détruit pas pour autant le capteur, ce qui évite des interruptions de mesure et des remplacements prématurés.
Pour mesurer la pertinence du DD1, il est utile de le comparer aux autres grandes familles de capteurs de déplacement. Les modèles inductifs, sans contact, résistent bien aux environnements sévères, mais peuvent présenter des dérives sur le long terme ou une linéarité moins rigoureuse sur de très petites courses. Les LVDT, grands classiques des déplacements linéaires, couvrent des plages plus importantes, parfois jusqu’au mètre, au prix d’un encombrement plus important et d’une électronique de conditionnement spécifique. Le DD1, lui, privilégie une plage courte avec une précision élevée, dans un format minimaliste facile à intégrer.
Dans un projet de rénovation structurelle d’un immeuble ancien, par exemple, une équipe d’ingénierie installe plusieurs DD1 sur les appuis de poutres bois et sur des points sensibles du plancher. Associés à quelques capteurs de température, ces transducteurs permettent de suivre des déplacements de quelques dixièmes de millimètre au fil des saisons. Si une dérive apparaît, le bureau d’études dispose d’éléments factuels pour décider d’un renforcement ciblé, plutôt que de lancer des travaux lourds par simple intuition. Cette approche illustre une idée clé : la métrologie sert d’abord à éviter les interventions inutiles ou tardives.
Pour résumer la place du DD1 dans la métrologie industrielle, on peut retenir qu’il sert de maillon de précision entre la réalité physique et la décision technique. Il ne remplace pas les capteurs de grande course ni les solutions sans contact, mais les complète là où chaque micron compte.

Fonctionnement interne du capteur de déplacement DD1 HBM et performances métrologiques
Pour exploiter pleinement un capteur de déplacement DD1 HBM, il est utile de comprendre ce qui se passe à l’intérieur. Ce n’est pas un simple “comparateur numérique”, mais une chaîne de conversion mécanique-électrique conçue pour limiter les dérives, maximiser la linéarité et garantir une répétabilité élevée. Cette compréhension aide à interpréter les mesures, à identifier les sources d’erreur possibles et à adapter les conditions de test.
Le principe de base repose sur la transduction mécanique : la pointe de palpeur suit le déplacement de la pièce ou de la structure surveillée. Ce mouvement est transféré à une lame ou un élément élastique. Lorsque cette pièce se déforme, les jauges de contrainte qui y sont collées voient leur résistance électrique varier. En regroupant quatre jauges dans un pont de Wheatstone complet, le DD1 convertit ces variations en une tension proportionnelle au déplacement, avec une sensibilité accrue et une meilleure compensation des effets parasites, en particulier la température.
La conception de la lame est déterminante. Sa géométrie est calculée pour que la relation entre déplacement et contrainte reste quasi linéaire sur toute la plage utile de ±2,5 mm. Ainsi, la courbe signal/déplacement est simple à exploiter, ce qui facilite l’étalonnage et limite le recours à des corrections numériques complexes. L’enjeu est double : offrir une linéarité élevée et limiter les phénomènes de fluage, c’est-à-dire la dérive lente du signal lorsque la déformation est maintenue.
Sur ce point, la technologie de jauges de contrainte présente un avantage déterminant par rapport à certains capteurs inductifs. Là où un capteur magnétique peut dériver sous l’effet de la température ou du temps, le DD1 reste stable, à condition que son environnement soit maîtrisé. Cette stabilité rend les mesures comparables dans la durée, qu’il s’agisse de suivre une fissure sur plusieurs mois ou de répéter une campagne d’essais matériaux à quelques semaines d’intervalle.
La fréquence de mise à jour, typiquement de l’ordre de quelques dizaines de hertz, suffit largement pour des essais quasi statiques ou faiblement dynamiques : flexion de poutres de plancher, tassement d’un isolant sous charge, contrôle du déplacement d’un vérin lors d’un serrage de cadre de fenêtre, etc. Pour des phénomènes très rapides, comme certains chocs violents, d’autres technologies seront plus adaptées, mais dans le domaine de l’habitat, du génie civil et de la mécanique générale, cette cadence offre un bon équilibre entre réactivité et stabilité.
Pour clarifier le positionnement technologique du DD1, le tableau ci-dessous propose une comparaison synthétique avec d’autres familles de capteurs de déplacement utilisées en métrologie :
| Technologie | Principe de fonctionnement | Forces principales | Limites typiques |
|---|---|---|---|
| DD1 HBM (jauges de contrainte) | Déformation d’une lame équipée de jauges, signal en pont complet | Précision élevée, faible fluage, format compact, bonne compatibilité avec chaînes jauges | Plage limitée à ±2,5 mm, contact mécanique à surveiller |
| Capteur inductif | Variation d’inductance liée à la position d’un noyau métallique | Mesure souvent sans contact, robustesse en environnement agressif | Linéarité et stabilité long terme plus délicates sur très petites courses |
| LVDT | Transformateur différentiel linéaire avec noyau mobile | Large plage de mesure, bonne linéarité, pas de contact direct | Encombrement plus important, électronique de conditionnement spécifique |
Un exemple concret permet de matérialiser ces principes. Dans un laboratoire développant des poutrelles hybrides bois-métal pour logements collectifs, un DD1 est installé au milieu de la portée lors d’essais de flexion. À chaque incrément de charge, la déformation est mesurée avec une grande finesse. L’équipe peut ainsi repérer le moment précis où la flèche dépasse la limite de confort acceptable pour un plancher habité, bien avant la rupture. La répétabilité des mesures, campagne après campagne, permet de comparer des variantes de conception ou de collage sans se perdre dans des incertitudes de mesure.
Une autre illustration concerne le suivi de joints de dilatation dans un parking sur dalle béton. En instrumentant un joint avec un DD1, les gestionnaires observent la variation saisonnière des ouvertures. S’ils constatent une dérive anormale, ils peuvent planifier une intervention avant l’apparition de désordres visibles pour les usagers. Là encore, la stabilité à long terme de la mesure fait la différence entre réaction subie et prévention maîtrisée.
Comprendre la mécanique interne et les performances du DD1 permet donc de mieux l’utiliser, mais aussi de savoir jusqu’où ne pas aller : il n’est pas conçu pour remplacer un capteur optique longue portée, ni un système de vision, mais pour maîtriser les petites variations déterminantes dans la vie d’un matériau ou d’une structure.
Applications du capteur de déplacement DD1 HBM en essais matériaux, structures et automatismes
Une technologie n’a de sens que par ce qu’elle permet au quotidien. Le capteur de déplacement DD1 HBM s’illustre dans une large palette d’applications, de l’essai mécanique en laboratoire jusqu’à la surveillance discrète d’un plancher dans un immeuble habité, en passant par le contrôle d’axes sur des machines-outils. Un même outil, bien compris, peut ainsi servir à la fois les besoins de l’industrie, du génie civil et de l’habitat durable.
Dans le domaine des essais de matériaux, le DD1 accompagne des tests déterminants pour le bâti :
- Essais de traction d’éprouvettes métalliques, composites ou bois lamellé-collé pour mesurer les allongements avant rupture.
- Essais de compression sur blocs de béton, briques ou panneaux isolants pour suivre le raccourcissement précis sous charge.
- Essais de flexion sur poutres de plancher, solives, profilés métalliques ou éléments de façade ventilée.
- Essais de fatigue cyclique, où l’on observe l’évolution des déplacements au fil des cycles pour anticiper le vieillissement.
Un centre technique travaillant sur de nouveaux panneaux isolants biosourcés peut, par exemple, utiliser un DD1 pour suivre l’écrasement progressif d’un échantillon soumis à une charge constante. La résolution au micron permet d’identifier le début du fluage, moment où le matériau perd une partie de sa rigidité. Ces informations permettent de dimensionner correctement un plancher isolé afin d’éviter les affaissements sensibles au fil des années dans un logement.
Dans le monitoring de structures, le DD1 devient un outil de vigilance. Grâce à sa compacité et à sa précision, il peut suivre des déplacements parfois invisibles à l’œil nu mais lourds de conséquences à long terme :
Sur un pont, il mesure la flèche d’un tablier ou la variation d’ouverture d’une fissure. Dans un bâtiment ancien en pierre, il surveille le rapprochement ou l’écartement de deux lèvres de fissure dans un mur porteur. Dans un immeuble récent à ossature béton ou métal, il contrôle le déplacement relatif entre deux éléments de structure, par exemple une poutre et un poteau, soumis à des variations hygrométriques et thermiques. Ces données aident à choisir entre simple observation, renforcement léger ou travaux plus lourds.
Une société d’ingénierie intervenant sur un immeuble en bord de mer peut, par exemple, installer plusieurs DD1 entre un refend fissuré et un mur de façade. Les capteurs enregistrent l’évolution des ouvertures pendant un an. Si les déplacements restent faibles et stables, les travaux peuvent se limiter à un traitement de fissures ciblé. Si au contraire une dérive nette apparaît, un renforcement structurel est programmé. Cette approche rationnelle évite de surinvestir inutilement, tout en préservant la sécurité des occupants.
Dans le monde des automatismes et machines, le DD1 se met au service de la production. Sur une machine-outil, il vérifie le positionnement d’un axe ou mesure un jeu résiduel qu’il faut compenser pour garantir la précision d’usinage. Sur une ligne d’assemblage, il suit le déplacement d’un vérin qui presse un cadre ou une pièce de menuiserie avant collage. Si le déplacement prévu n’est pas atteint, le système peut déclencher une alerte, empêchant de laisser passer une pièce potentiellement défaillante.
Dans un atelier de fabrication de fenêtres, un DD1 monté face à un vérin de serrage peut, par exemple, contrôler que chaque collage de vitrage bénéficie bien de la pression souhaitée. Les quelques dixièmes de millimètre de déplacement manquants signalent un défaut d’alignement ou de pose. Le technicien intervient immédiatement, au lieu de découvrir le problème plusieurs semaines plus tard, lors d’un retour client pour infiltration d’air ou d’eau.
Pour visualiser la diversité des applications, le tableau suivant synthétise quelques configurations typiques :
| Application | Rôle du DD1 | Bénéfice concret |
|---|---|---|
| Essais de flexion de poutres de plancher | Mesurer la flèche au milieu de portée avec précision | Dimensionner le plancher pour garantir confort et durabilité |
| Surveillance de fissures dans un mur porteur | Suivre l’ouverture/fermeture au fil des saisons | Décider du moment opportun pour un renforcement structurel |
| Contrôle de vérin sur ligne de collage de menuiseries | Vérifier le déplacement effectif lors de chaque cycle | Réduire les défauts d’assemblage et les retours clients |
| Essais de compression de panneaux isolants | Suivre l’écrasement et le fluage du matériau | Sélectionner les matériaux adaptés aux planchers et toitures |
Ces exemples illustrent une constante : le DD1 intervient quand un petit déplacement a de grandes conséquences. Plutôt que d’empiler les capteurs, il s’agit de placer le bon capteur au bon endroit, là où quelques microns de plus ou de moins orientent une décision de conception, de maintenance ou de rénovation.
Installation et intégration du capteur de déplacement DD1 HBM : méthode, erreurs à éviter et bonnes pratiques
Un capteur précis mal installé produit des mesures trompeuses. Le DD1 HBM ne fait pas exception : la qualité de ses données dépend autant de sa conception que de la rigueur de son montage. L’enjeu est comparable à celui d’une isolation performante posée dans les règles de l’art : la fiche technique ne suffit pas, c’est la mise en œuvre qui fait la différence.
Sur le plan mécanique, le DD1 s’appuie sur un système de fixation rapide de type quick-clamp, qui simplifie la pose sur un support rigide. Pour obtenir des mesures fiables, plusieurs points méritent une attention particulière :
- Choisir un support rigide et stable, évitant les tôles fines ou éléments susceptibles de se déformer en même temps que la pièce mesurée.
- Aligner la pointe de palpeur perpendiculairement à la surface mesurée, afin de limiter les efforts latéraux qui faussent la lecture et accélèrent l’usure.
- Préparer la surface de contact en la rendant lisse, propre, éventuellement via une petite plaque métallique ou un carreau céramique rapporté.
- Limiter les surcharges et chocs violents, même si le capteur dispose d’arrêts mécaniques de protection.
Les accessoires fournis – extensions, lames adaptées à différentes géométries – facilitent l’intégration dans des situations complexes. Dans un immeuble existant, par exemple, une extension peut permettre de mesurer le déplacement d’un intrados de poutre derrière un doublage, sans démolir la finition intérieure. Cette capacité à se faufiler sans dégrader l’existant est précieuse en rénovation, où chaque ouverture dans une cloison ou un plafond a un coût esthétique et financier.
Côté électrique, la sortie en pont complet simplifie le raccordement à un amplificateur de jauges ou à un module d’acquisition déjà présent. Quelques réflexes améliorent la qualité du signal et la durée de vie de l’installation :
Il est important de vérifier la compatibilité de l’amplificateur (tension d’alimentation, gamme de mesure, type de pont supporté) et de configurer correctement le gain pour exploiter la pleine résolution du capteur sans saturer. Le cheminement du câble doit éviter les zones de pincement, les angles vifs ou les sources de parasites électromagnétiques. Un marquage clair des câbles et des bornes facilite la maintenance future, surtout lorsque plusieurs capteurs coexistent sur une même structure.
La phase d’étalonnage sur site transforme un montage propre en système de mesure fiable. Elle consiste à appliquer un ou plusieurs déplacements connus (à l’aide de cales étalon ou de micromètres) et à associer les valeurs de tension mesurées aux déplacements réels. Un protocole simple peut être suivi :
- Amener la pointe en contact avec la pièce, sans buter sur les butées mécaniques, en laissant une marge de course disponible dans les deux sens.
- Appliquer un déplacement connu (par exemple 1 mm) à l’aide d’un étalon mécanique et enregistrer le signal de sortie.
- Répéter l’opération en plusieurs points de la plage pour vérifier la linéarité et calculer un facteur d’échelle moyen.
- Effectuer plusieurs allers-retours sur une même position pour contrôler la répétabilité.
Dans un contexte de bâtiment habité ou d’ouvrage en service, cette rigueur rappelle les bonnes pratiques associées aux équipements de sécurité. Avant de chercher à modifier un système – qu’il s’agisse d’un détecteur ou d’un capteur – il est plus rationnel de vérifier son positionnement, son alimentation, puis de tester son comportement dans des conditions réalistes. Avec le DD1, quelques heures investies au départ évitent des mois de doutes sur la fiabilité des données.
La maintenance, enfin, ne doit pas être négligée. Un plan simple de suivi peut inclure :
- un nettoyage périodique de la zone de contact et une vérification de l’état de la pointe de palpeur ;
- un contrôle du serrage des fixations et du bon état du câble ;
- une vérification régulière de la réponse du capteur à un déplacement étalon, pour détecter toute dérive anormale.
En traitant le DD1 comme un instrument de précision à part entière et non comme un simple accessoire, il devient un partenaire de confiance dans la durée. La clé réside dans une combinaison de méthode, de simplicité et de bon sens, fidèle aux principes d’un habitat durable bien conçu : un dispositif bien posé, bien entretenu, vaut mieux qu’un équipement plus sophistiqué mais négligé.
Atouts, limites et critères de choix du capteur de déplacement DD1 HBM face aux alternatives
Choisir un capteur de déplacement, c’est un peu comme dimensionner un système de chauffage ou une isolation : il faut viser juste, sans sous-dimensionner ni surinvestir. Le DD1 HBM présente des qualités évidentes, mais aussi des limites à prendre en compte dès le départ pour rester cohérent avec les besoins réels de l’application.
Parmi ses atouts majeurs, on retrouve :
- une précision élevée, avec une classe de 0,1 sur ±2,5 mm, idéale pour des déformations faibles mais structurantes ;
- une stabilité à long terme grâce à l’utilisation de jauges de contrainte optimisées et à la réduction du fluage ;
- un format compact, léger, qui facilite l’intégration dans des espaces contraints ou sur des structures existantes ;
- des accessoires variés (quick-clamp, extensions, lames) pour s’adapter à différentes géométries ;
- une compatibilité naturelle avec les chaînes de mesure basées sur les jauges de contrainte.
À l’inverse, certains points de vigilance doivent être assumés :
La plage de mesure limitée à ±2,5 mm rend le DD1 inadapté aux grands déplacements. Le contact mécanique impose une surveillance de l’usure de la pointe et de la propreté de la surface mesurée. Enfin, le coût d’un capteur de cette précision se justifie pleinement sur des applications exigeantes, mais sera disproportionné pour de simples contrôles “grossiers” où quelques dixièmes de millimètre d’erreur sont tolérables.
Pour aider à clarifier le choix, il peut être utile de se poser une série de questions simples :
- Le déplacement à mesurer est-il faible (quelques millimètres) mais décisif pour la sécurité, le confort ou la qualité ?
- Les mesures doivent-elles être comparées dans le temps, sur plusieurs semaines, mois ou années ?
- L’environnement autorise-t-il un contact mécanique ponctuel ou continu ?
- La chaîne de mesure existante est-elle déjà équipée pour les ponts de jauges ?
Si les réponses penchent vers des déplacements courts, une forte exigence de stabilité, un contexte maîtrisé et une chaîne jauges déjà présente, le DD1 devient un candidat naturel. À l’inverse, si la plage de déplacement dépasse de loin quelques millimètres, si l’environnement est très agressif ou si l’on cherche une solution sans contact, un capteur inductif, un LVDT ou un système optique sera souvent plus adapté.
Dans un projet d’extension de maison, par exemple, le bureau d’études peut décider d’instrumenter temporairement une poutre porteuse pendant les travaux, pour vérifier que le transfert de charge vers un nouveau mur est bien maîtrisé. Un DD1, placé sur un appui sensible, permettra de mesurer les petits déplacements générés par la reprise en sous-œuvre. Les données obtenues rassurent autant le professionnel que le propriétaire, en donnant une visibilité factuelle là où le ressenti seul resterait incertain.
La logique est la même dans l’industrie ou les infrastructures : le capteur devient un outil d’aide à la décision. En choisissant le DD1 pour ce qu’il sait faire le mieux – la mesure précise de petits déplacements stables dans le temps – on évite les surdimensionnements coûteux comme les sous-équipements risqués. C’est cette pédagogie du choix raisonné qui rapproche la métrologie des enjeux concrets de l’habitat durable et de la rénovation performante.
Dans quels cas le capteur de déplacement DD1 HBM est-il le plus pertinent ?
Le DD1 est particulièrement adapté lorsque vous devez mesurer des déplacements faibles, de l’ordre de quelques millimètres, avec une grande précision et une bonne stabilité dans le temps. Il s’impose dans les essais matériaux (traction, compression, flexion), le monitoring de structures (fissures, appuis de poutres, planchers) et le contrôle de positionnement sur des machines ou lignes d’assemblage. Dès que quelques dixièmes de millimètre peuvent influencer la sécurité, la durabilité ou la qualité, ce capteur devient un choix cohérent.
Quel type d’électronique faut-il prévoir pour exploiter un DD1 HBM ?
Le DD1 délivre un signal en pont complet, identique à celui de jauges de contrainte classiques. Il doit être raccordé à un amplificateur ou un module d’acquisition compatible avec les ponts de jauges. Dans de nombreux laboratoires et ateliers, ce type d’équipement est déjà présent pour d’autres capteurs. Il suffit de vérifier la plage d’alimentation, la gamme de mesure et de configurer le facteur d’échelle pour obtenir directement le déplacement en millimètres.
Comment organiser la calibration d’un capteur DD1 dans la durée ?
La calibration se fonde sur l’application de déplacements étalons connus, puis sur la comparaison avec le signal mesuré. Une calibration annuelle convient souvent pour les laboratoires et bureaux d’études, tandis que des environnements plus sévères (vibrations, chocs, fortes variations de température) peuvent justifier une vérification semestrielle. Chaque calibration doit être documentée, avec les écarts observés et les éventuels ajustements du facteur d’échelle, afin de garantir une traçabilité métrologique fiable.
Le contact mécanique de la pointe de palpeur n’est-il pas un handicap en environnement industriel ?
Le contact impose effectivement de surveiller l’état de la pointe et la propreté de la surface mesurée. Toutefois, c’est aussi ce contact qui permet d’atteindre une précision très élevée sur des déplacements courts. Dans la plupart des environnements industriels, il suffit de protéger la zone de mesure, de prévoir un nettoyage régulier et de remplacer la pointe en cas d’usure. Pour des ambiances extrêmement abrasives ou très encrassées, un capteur sans contact peut être plus approprié.
Peut-on utiliser un DD1 pour surveiller des mouvements dans un bâtiment habité ?
Oui, le DD1 est fréquemment employé pour le suivi discret de fissures, de planchers ou d’appuis de poutres dans des bâtiments occupés. Sa compacité facilite des installations peu visibles, avec un capteur placé dans un coin de pièce, sous un plancher ou dans un local technique. Il faut simplement prévoir un support rigide, un cheminement de câble vers le système d’acquisition et un plan de maintenance adapté à la durée de la surveillance.


